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ÉCHOS CRIET/Réckya Madougou à la barre : Transfert de 15 millions de F Cfa, projet d’assassinat de Charles Toko, candidature à la présidentielle de 2021,etc… Quand Madougou parle

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À propos du transfert des 15 millions de Fcfa

« J’ai envoyé 15 millions de FCFA à Zimé Georges Sacca.

Le président de Céans lui demande : Quand est-ce que vous avez remis les 15 millions ?

Reckya Madougou : « Je ne peux pas le dire car je n’ai pas la date en tête. Mais je crois que c’était dans la période où j’ai organisé la cérémonie de prière ».

Président des céans : Par quel moyen avez-vous envoyé l’argent ?

Reckya Madougou : Je l’ai envoyé par des contacts.

Président des céans : Est-ce que votre parti était informé ?

Reckya Madougou : Non ! Parce que pour moi, c’était pour une activité additive de remobilisation

A propos de l’assassinat de Charles TOKO

<< Je jure sur ce que j’ai de plus cher dans ce bas monde qu’il ne m’a jamais traversé l’esprit de financer l’assassinat de Charles TOKO qui est mon frère et avec qui j’étais en contact régulier jusqu’à mon enlèvement par le procureur spécial. La politique, pour moi, n’est pas un fonds de commerce contrairement à certains politiciens béninois. Je sais gagner de l’argent en dehors de la politique. Je ne vois en quoi je peux vouloir lassssinat de mon frère....À la vérité, j'ai compris que ma candidature a inquiété, à en croire d'ailleurs plusieurs témoignages dans les rangs de mes alliés ; même certains de leurs députés et journalistes nous l'ont révélé. A juste titre, ma candidature a été prise au sérieux. Une candidature qui a sa place et de surcroît portée par le plus grand parti de l'opposition, avec le soutien du Président Boni Yayi que j'ai servi avec professionnalisme et loyauté durant 5 ans. Voilà pourquoi les fichies de parrainage ont été confisquées par les instances dirigeantes des partis UP et BR...J'ai eu l'honneur d'avoir été votre Ministre de tutelle messieurs les magistrats de haut rang. J'avais, en ce moment, âprement œuvré en collaboration avec le juge Michel Adjaka, alors président de l'UNAMAB, à l'amélioration de vos conditions, au point où, lors de la cérémonie de passation de charge, les 5 syndicats du Ministère ont été unanimes pour le saluer et inviter mon successeur à poursuivre sur cette lancée. C'était étonnant lorsqu'on connaît les conditions de crise profonde dans lesquelles j'ai pris fonction...Pour autant, je n'ai jamais appelé un magistrat pour intervenir pour un membre du gouvernement auquel j'appartenais. Aujourd'hui, un de vos collègues a allégué que le Ministre de la Justice actuel a instruit lui et ses pairs aux fins que je sois placée en détention. Vous n'êtes plus libres, j'en suis consciente. Mais je suis fière de n'y avoir pas contribué...Ceux qui financaient Aboubacar Shekou, Ousama Ben Laden et autres faisaient-ils des meetings politiques ? Étaient-ils candidats aux élections ? Affichaient-ils publiquement leurs ambitions politiques et valeurs démocratiques ? Se montraient-ils en public lors des meetings avec leurs terroristes ? Après tant de bons et loyaux services rendus à mon pays, M. le Président, je me sens injustement traînée dans la gadoue, couverte de crasse, qu'on me mêle à des actes aussi ignobles. Je parie que Charles Toko lui-même aurait ri en apprenant que je voulais commanditer son assassinat car, c'est un parent et nous entretenons d'excellents rapports fraternels. Souvent en plaisantant, il me demarchait pour son bord politique et nous en rigolions car, je m'y opposais...En 2006 comme en 2016, je me suis engagée et battue pour des élections libres et démocratiques et nous avions partagé les mêmes engagements avec Charles Toko...Monsieur le Président, lors de sa tournée nationale, le Président Talon a déclaré et promis à Savalou devant la face du monde que le parti politique << Les Démocrates (mon parti), prendrait part à l'élection présidentielle d'avril 2021>>. Il l’a dit sachant bien que mon parti n’avait aucun maire et aucun député pouvant parrainer une candidature du parti. Je suis une militante dans l’âme et je considère ma volonté de briguer la magistrature suprême de mon pays comme le prolongement de mon combat, pour la préservation des acquis de la conférence nationale. Cette volonté est également mue par le fait que, M. le Président, j’aimerais témoigner ainsi à votre fille si vous en avez ou à votre nièce, que bien qu’étant femme, elle peut rêver de diriger son pays et se préparer en conséquence pour en être à la hauteur…

J’ai voulu témoigner aux filles défavorisées que j’ai rencontrées sur mes routes de microcrédit aux plus pauvres, que leurs rêves d’inclusion politiques en plus de l’inclusion financière sont extrêmement valables. Ce fut un pas essentiel du projet de société dont je fus porteuse. Il n’y figurait nulle place pour la haine fratricide ni pour la vengeance…

M. le Président, avant le 18 février 2021, date de son volte face au cours de sa surréaliste conférence de presse diffamatoire, j’ai reçu à ma résidence à Lomé, le sieur Rachidi GBADAMASSI avec ses collègues pour les discussions relatives au parrainage dans une ambiance très conviviale où nous avons même dégusté ensemble des brochettes. Il n’a donc jamais été question de déstabiliser mon pays pour lequel je me suis déjà sacrifiée en 2005, pour empêcher une modification opportuniste de la Constitution, afin de préserver les acquis démocratiques de la Conférence Nationale des forces vives…

Je précise que consciente de l’acabit de Rachidi GBADAMASSI, dont je reconnais l’attitude en période électorale, j’avais exprimé des réticences concernant son implication, mais lui-même et ses collègues m’ont convaincue de son engagement pour moi et son désir de porter ma candidature. D’une part, ses collègues m’ont dit <>. Ils m’ont cités ces deux raisons qu’effectivement seuls GBADAMASSI et moi pouvions connaître…

En février 2021, Rachidi GBADAMASSI, Mama Sanni, Souwi et Nazaire Sado m’ont annoncé que le Chef de l’État a finalement autorisé certains de ses députés de l’Assemblée Nationale monocolore de parrainer les candidats de l’opposition. Notamment ceux qui avaient eu le courage de lui indiquer qu’ils souhaitent me parrainer (Mama Sanni en tête). Le Chef de l’État, après avoir demandé à ceux qui désirent le parrainer de lever le doigt et ayant aussi relevé que certains s’étaient manifestés comme disposés à me parrainer, aurait accordé à ces derniers (suite au doigt levé par Mama Sanni), la liberté de me parrainer. Ces députés m’ont dit que cela s’est déroulé au cours d’aux moins deux réunions de crise convoquées par le Président Talon sur la question du parrainage, courant février 2021…

Suite à ces deux réunions avec le Chef de l’État dont lesdits députés nous rendaient compte au fur et à mesure, ils m’ont demandé et obtenu de ma part 70 millions de FCFA pour se rendre sur le terrain, dans leurs diverses circonscriptions électorales en vue d’informer leurs militants de la candidature qu’ils étaient sur le point de parrainer et motiver leur choix…

Je voudrais réitérer mon profond respect pour ces magistrats de haut rang que j’ai en face de moi. Mais je sais qu’ils ne sont pas libres. Je sais qu’ils ne sont pas indépendants. Mais je sais qu’on se retrouvera un autre jour, un autre temps, un autre moment. Je n’ai pas de colère, je n’ai pas de haine. Je n’ai pas de vengence. Au contraire >>.

À suivre…

✍🏾La Tempête Infos

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