Présumé assassinat de Martin Hounga : À quand la réaction de la police républicaine ?👉🏾Voici les 04 péchés commis par le jeune âgé de 18 ans

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Peut-on continuer à croire et soutenir la thèse d’une bavure policière dans le dossier de la mort du jeune garçon de 18 ans froidement abattu dans la nuit du lundi 04 au mardi 05 septembre 2023 par un agent de la police républicaine ? Seule une explication de la hiérarchie policière aura le mérite de faire toute la lumière sur le dossier, et surtout, de taire les polémiques sur les accusations graves portées contre tout le corps de la police républicaine. Mais chose curieuse, la voix de la hiérarchie policière se fait toujours attendre. Ce qui renforce au sein de l’opinion publique, la thèse d’une erreur professionnelle, du moins, d’une supposée « bavure policière ».

Le regretté Martin Hounga

D’un regard observateur, on peut se demander, sans jamais prendre la défense du policier qui a pris la décision d’agir, s’il y a d’autres raisons autres que la version officielle qui l’ont obligé à tirer à bout portant sur un jeune fugitif, à première vue, présenté comme un innocent ? De toutes les façons, pour notre petite connaissance des missions dévolues aux forces de l’ordre, il convient de relever quatre (04) grosses erreurs imputables au regretté Martin Hounga.

Dans notre environnement d’aujourd’hui où l’insécurité devient une affaire assez cruciale, tout acte suspect devrait logiquement faire l’objet d’une répression totale. Dans le cas d’espèce, même s’il faut déplorer le drame et saluer la mémoire du jeune « innocent », quelques petites règles de précautions recommandées en guise de pratique de bonne citoyenneté, auraient bien suffi pour éviter ce drame.

Premièrement, si Martin Hounga était détenteur d’une carte d’identité civile ou toute autre pièce justifiant sa citoyenneté cette nuit là, cela aurait pu forger sa confiance vis-à-vis des policiers en patrouille nocturne. Mieux, celà l’aurait empêché de se laisser dans cette fuite par le conducteur de taxi moto (Zemidjan) qui l’a remorqué, lui et son cousin. Donc une petite négligence qu’on peut logiquement assimiler à une première infraction.

Sa seconde faute est liée au fait qu’il (Martin Hounga) soit monté sur un même taxi-moto à deux avec son cousin, et de surcroît, tard dans la nuit, un moment où le contrôle est souvent renforcé et systématique. En effet, la loi sur la circulation des personnes et des bien en vigueur au Bénin n’autorise pas qu’un conducteur de taxi-moto (Zemidjan) remorque deux clients à la fois, pour éviter les dégâts dans la circulation. Donc une seconde infraction qui ne dédouane ni le conducteur ni les deux clients (dont le regretté Martin Hounga) pour le cas d’espèce.

Troisième erreur plus grave, alors que les policiers avaient intimé l’ordre au conducteur de taxi-moto qui les avait remorqués de s’arrêter, ce dernier, se reconnaissant en infraction, a décidé d’engager une course pour échapper au contrôle routier. Comme si cela ne suffisait pas, le jeune Martin Hounga a sauté de la moto pour prendre la tangente. Un acte visiblement suspect qui ne peut que réveiller des soupçons chez un agent de sécurité formé sur les éléments d’anticipation. Il aurait pu maintenir sa position sur la moto que l’agent de police se réserverait le droit de ne pas tirer.

Quatrième et dernier aspect important, les faits se déroulaient dans une localité connue pour son insécurité criarde. Disons une zone réputée pour le grand banditisme où les crimes crapuleux sont monnaie courante. En un mot, le regretté Martin Hounga s’est comporté tel un suspect dans une zone de grand banditisme.
Des erreurs que les citoyens devraient se réserver de commettre, pour éviter de de positionner dans un champ des hors la loi.

Tous ces faits réunis ont dû induire l’agent de la police républicaine dans une grave erreur professionnelle, qui, avouons-le, si le récit des faits sont avérés tels que narrés, est allé plus loin qu’il en fallait.

Les quatre (04) erreurs de Martin Hounga sont, à première vue, insignifiantes. Mais les populations ne doivent plus les commettre. En tout cas, il s’agit jusque-là, des récits du cousin en compagnie du regretté au moment des faits. Et il revient à la direction générale de la police républicaine de venir les démentir ou les confirmer, puisque son long silence continue de faire croire à la population qu’il s’agit belle et bien d’une « bavure policière ». Et si effectivement c’en est effectivement le cas, l’agent devra subir la rigueur de la loi.

✍🏾La Rédaction
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