Bénin : Boni Richard Ouorou fait 03 nouvelles propositions aux « Démocrates »

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Suite à la préoccupation qu’il a soulevée sur la proposition de loi d’amnistie initiée par « les Démocrates », et qui était interprétée à tort et à travers, le politologue Richard Boni Ouorou revient à la charge.

Boni Richard Ouorou

Cette fois-ci, pour compléter ses écrits, à travers la proposition d’une démarche en 3 étapes, dans le processus de libération des prisonniers incarcérés dans le champ politique au Bénin en 2021, à savoir Reckya Madougou, Joël Aïvo, etc.. « J’ai appelé une personnalité morale d’envergure ce soir pour lui dire mon désaccord sur sa démarche entreprise sans concertation. La politique est un sentier long et tortueux qui demande patience et vision. En science politique, il y a ce qu’on appelle le concept de l’incrementalisme qui consiste à planifier un projet et à y ajouter de petites modifications, selon les cas et les circonstances imprévues que rencontrent la mise en exécution…. »,

énonce-t-il, avant d’énumérer les trois propositions que voici :

 » 1- proposition de loi qui fixe les conditions de révision des dossiers de l’ensemble des personnes inculpées dans le cadre des événements liés à la présidentielle de 2021 ou proposition de loi suspensive de poursuites des personnes poursuivies dans le cadre des événements mentionnés et incarcérés (dont la majorité sont des jeunes issus du septentrion) excluant dans un premier temps, le professeur Aïvo et Madame Madougou.
Une fois cette manche gagnée, et que les jeunes rentré.e.s chez eux, donnent la garantie aux populations que les politiciens ne viennent pas chercher un mandat que pour se couvrir entre eux, oubliant les populations et les jeunes qui sont les victimes de leurs orientations politiques.

2- proposition de loi-cadre initiant des pourparlers directs et permanent entre l’exécutif dont le président et les honorables députés de l’opposition sur les conditions d’incarcération et de libération du professeur Aïvo et de Madame Madougou.
Libre cours au président d’encadrer la loi avec des décrets selon son agenda…

Une fois cette plate-forme mise en place, vous pourrez inclure la section 3 qui suit.

3- une commission parlementaire issue des discussions dans le cadre de la loi cadre pour réviser les dossiers des exilés condamnés pour soit, confirmer les peines, les réduire, les annuler ou les suspendre, Dans le cadre maintenant d’un forum général sur la paix, l’unité etc …

De vous à moi, je ne crois pas trop à ces mécanismes-là (forum de discussion sur la paix et autre, unité) chacun se pacifie selon que ses intérêts sont garantis du coup, ces mécanismes sont la plus-part du temps des mécanismes de compromis, alors qu’on peut ne pas perdre du temps et des ressources en faisant la même chose lors de rencontres successives entre opposition et exécutif.

Avec leur légitimité encore présumée, les députés de l’opposition devraient plutôt initier un cadre de concertation permanent au vue du contexte politique actuel avec l’exécutif pour échanger sur les sujets que nous connaissons tous…. »

Boni Richard Ouorou a été clair. A l’en croire, il n’est pas participant à une quelconque « agitation royale ». Plutôt, il urge à donner confiance aux jeunes gens, de le mettre en priorité en facilitant leur libération très vite. Ensuite, il s’agira d’iinitier un cadre de dialogue sur les conditions des personnalités, au lieu de faire un cadrage sur eux.

« Et je suis certain que le professeur Aïvo ne sera pas contre le fait de patienter encore un peu en attendant de mettre en place un réel circuit de discussion, et que pendant ce temps, les jeunes gens qui sont sans ressources en prison, retrouvent leurs familles et se réinscrivent à l’Université, pour éviter de compromettre leur avenir… « , se rassure-t-il.

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