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ARCHIVES DU 229/Les Amazones du Dahomey (Bénin) : Retour sur l’impressionnante histoire d’un régiment militaire composé de femmes ayant combattu la France et son impérialisme autour des années 1700 👉🏾1ère partie : Origine et création

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Les Minon ou Amazones du Dahomey sont un ancien régiment militaire entièrement féminin Fon du Royaume du Dahomey (actuel Bénin) qui a existé jusqu’à la fin du xixe siècle. Elles sont nommées ainsi par les Occidentaux et les historiens à cause de leurs similitudes avec les mythiques Amazones de l’ancienne Anatolie.

Le roi Aho Houegbadja (qui gouverne de 1645 à 1685), troisième roi du Dahomey, est censé être à l’origine de la création du groupe qui devient ensuite les Amazones, un corps de chasseurs d’éléphant appelé gbeto[1]. Durant le 18è siècle, le roi entraîne certaines de ces femmes à devenir gardes du corps.

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La reine Tasi Hangbè (ou Nan Hangbè), sœur jumelle de Houessou Akaba, règne sur le royaume du Dahomey de 1708 à 1711 après la mort soudaine d’Akaba en 1708. Elle est la vraie créatrice du corps des amazones du Dahomey, comme régiment combattant, intégré aux armées professionnelles du royaume.

Une caricature de Tassi Hangbè
Lors d’une campagne contre les voisins ouémènou du royaume, elle prend la tête de l’armée, travestie – pour galvaniser ses troupes – à l’image de son frère jumeau défunt, Akaba. Elle a été largement effacée de l’histoire officielle du Dahomey, sous le roi Agadja son successeur, dont les partisans obligent la reine à abdiquer. Le fils de Houegbadja, Agadja (roi de 1708 à 1732), développe le groupe de femmes gardes du corps en une milice et les utilise avec succès pour vaincre le Royaume houéda en 1727.

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Les marchands européens notent leur présence ainsi que celle d’autres femmes guerrières parmi les Ashantis. Durant les années suivantes, les guerrières acquièrent une réputation de combattantes sans peur. Elles combattent rarement, mais avec vaillance.Le groupe de femmes guerrières est appelé Minon (Mi-Non), ce qui signifie « nos mères » en langue fon, par l’armée masculine du Dahomey[1],[2]. À l’époque du roi Ghézo (qui gouverne de 1818 à 1858), le Dahomey se militarise de plus en plus. Ghezo donne une grande importance à l’armée, augmente son budget et améliore sa structure. Les Minon sont entraînées, obtiennent des uniformes et sont équipées avec des fusils danois (obtenus via le commerce des esclaves). À cette époque, les Minon sont entre 4.000 et 6.000 femmes et représentent environ le tiers de l’armée du Dahomey.

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Il est à noter que dans plusieurs publications en langue anglaise, les minon sont nommées de manière erronée mino ou minos (une telle prononciation n’ayant aucun sens en langue fon).À suivre, dans la seconde et dernière partie…

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