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Affaire dite « Tentative d’assassinat par empoisonnement du président Boni Yayi en 2012 » : Patrice Talon « s’innocente » et souhaite un débat sans tabous pour mieux situer l’opinion publique

Boni Yayi et Patrice Talon
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Au détour d’un entretien exclusif qu’il a accordé à la presse, samedi 23 décembre 2023, le Chef de l’État Béninois, Patrice Talon a évoqué la volonté d’un débat sans tabous autour du sujet à grandes polémiques lié à l’affaire dite « tentative d’assassinat par empoisonnement du président Boni Yayi en 2012 ».

Boni Yayi et Patrice Talon

✍🏾Loth HOUSSOU

Depuis sa dernière rencontre avec les responsables du parti « Les Démocrates » le 27 novembre 2023, l’opinion publique accuse le président Patrice Talon de ne pas vouloir accorder le pardon aux exilés et détenus politiques dont notamment Reckya Madougou, alors que son prédécesseur Boni Yayi le lui aurait accordé dans l’affaire dite « tentative d’assassinat par empoisonnement du président Boni Yayi en 12 » dont il (Patrice Talon) serait le commanditaire. Revenant sur le sujet, le Chef de l’État Patrice Talon décrit clairement qu’il s’agit des préjugés « injustes ». Pour lui, « personne ne l’a pardonné de rien du tout ».

C’est pourquoi il tient à faire le débat avec son prédécesseur Boni Yayi, devant le peuple. Ceci, dans une posture sans tabous, afin de situer l’opinion publique sur l’affaire qui a fait emprisonner en octobre 2012, plusieurs personnes proches de Boni Yayi dont Ibrahim Mama Cissé, son médecin personnel et Zoubérath Kora-Séké, sa nièce employée en tant que gouvernante et à la présidence.

Pour rappel, ils ont été inculpés pour avoir eu l’intention de faire avaler au chef de l’Etat d’alors (Boni Yayi) des médicaments mortels à la place des antidouleurs qu’il prenait habituellement. Retour sur quelques déclarations du président Patrice Talon sur le sujet.

« … Cela m’amuse. J’ai entendu dire ici et là que Patrice TALON lui-même a bénéficié du pardon de son prédécesseur et puis aujourd’hui, il refuse le pardon à des exilés politiques et à des condamnés politiques. Vous voulez savoir vraiment ? Il est important que le peuple béninois sache ce qui se passe parfois au sommet de l’état, au niveau des responsables à qui ils confient pour un temps notre destin commun. Je vais demander à mon ainé Président Yayi Boni, mon prédécesseur, d’accepter que nous ayons des discussions, à faire ce qu’on appelle « Atchakpodji », sous l’arbre à palabre. On va s’asseoir avec certains, puis on va parler et rappeler les faits qui se sont passés à cette époque notamment entre lui et moi. Ces choses qui ne concernent pas vraiment le Bénin.

J’ai été soutien du Président YAYI Boni, après nous ne l’étions plus sur la façon dont le pays fonctionnait et sur la projection politique. Ça a été un conflit entre deux personnes. Et cela a tellement abîmé nos relations au point où cela a été l’occasion d’une tragédie comédie entre deux hommes, mais qui a amusé le pays mais qui a inquiété le pays. Dieu merci les choses ne sont pas allées plus loin que ce théâtre qu’il y a eu.

Je vais vous dire, moi, personne ne m’a pardonné de rien du tout. Vous savez, il y a eu une procédure judiciaire ici contre moi, notamment en ce qui concerne les accusations, une fois que je suis parti du pays.

(…)Tentatives de coup d’état, d’assassinat, d’empoisonnement et tout le reste, je vous passe des détails. On va en parler le jour d’ »Atchakpodji ». La justice de mon pays a dit que tout ce dont j’avais été accusé n’a jamais existé. Même si les juges qui étaient sous ordre à l’époque ont prouvé par tous les moyens que Talon a eu l’intention de le faire mais enfin de compte ça ne s’est pas passé. Bref, et il y a eu un « non-lieu ».

(…) En France, pareil. Mais comme j’étais actif politiquement, mon prédécesseur Boni YAYI a souhaité qu’on fasse la paix. Ce n’est pas moi qui ai sollicité une paix. Ce n’est pas moi qui ai sollicité la réconciliation entre deux hommes. Bien que je sois un homme de paix, de réconciliation.

Mais l’initiative ne vient pas de moi et l’ancien président du Sénégal, le président Abdou Diouf qui était Secrétaire général de la Francophonie, a été appelé. On lui a demandé quand j’étais à Paris, de m’appeler et de me demander qu’il faut qu’il y ait la paix entre mon aîné et moi. Mais qui refuse de faire la paix ? »

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